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La vie d'une librairie spécialisée en bandes dessinées et les lectures de ses libraires !

09 mai 2008

Des nouvelles des finalistes ! (3 de 3)

Eric Cabana nous a aussi fait parvenir des croquis et dessins finaux de son projet Téléautomatonis Sapiens.

Pour nous donner quelques nouvelles, il nous communique son enthousiasme en affirmant qu'il « aborde chaque journée comme si c'était la dernière du Concours ! »

1er_brouillon_case_1_planche_6brouillon_case_1__planche_6brouillon« En ce qui concerne le projet lui-même, il y a des journées meilleures que d'autres. Parfois, le croquis sort presque comme un dessin au propre et je le termine rapidement tandis que le suivant peut prendre deux fois le temps que j'estime devoir mettre pour le finaliser, ce qui fait qu'au bout du compte, tout s'équilibre. Mais cela n'empêche pas que se sont des situations stressantes. Et j'en savoure chaques instants !

PersonnagesJ'aime beaucoup faire la recherche pour les éléments visuels ou historiques qui composent l'histoire, mais je suis bien content d'avoir presque tout terminé à ce niveau, car cela me permet de me concentrer principalement sur un aspect à la fois, quoiqu'on m'ait déjà conseillé de laisser un gros 20 % de l'histoire "libre" pour les changements imprévus à apporter et pour les bonnes idées de dernière minute. Parce que parfois, les arbres cachent la forêt ! :) »

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Signalons qu'il reste moins de 8 semaines avant la date de remise des projets finaux. Encore une fois, tous nos voeux de succès aux trois finalistes !

Posté par Eric B_ à 15:53 - 3e concours québécois de bande dessinée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 mai 2008

Nicolas Malfin en dédicace - PHOTOS

couvLe dessinateur Nicolas Malfin, installé depuis peu au Québec, nous a rendu visite le samedi 3 mai pour dédicacer les albums de sa série Golden City (éd. Delcourt).

Voici quelques images de l'événement :

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Merci à Steve Perron pour les photos !

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04 mai 2008

Le Concours québécois de bande dessinée sur le blogue d'Éric Lamiot

Le 28 avril, Éric Lamiot a posté sur son blogue une entrevue au sujet du Concours québécois de bande dessinée avec Eric Bouchard, son responsable éditorial.

Retrouvez cette entrevue ici !

Posté par lesitebd à 16:04 - 3e concours québécois de bande dessinée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mai 2008

Des nouvelles des finalistes ! (2 de 3)

Cette semaine, Frédéric Tardif nous donne un petit aperçu grandeur nature de sa méthode de travail sur le projet L'or des fros avec le brouillon et l'encrage d'un extrait de la page 22.

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D'autres nouvelles à suivre la semaine prochaine !

Posté par Eric B_ à 17:39 - 3e concours québécois de bande dessinée - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 avril 2008

Des nouvelles des finalistes ! (1 de 3)

Mais où en sont donc les finalistes du 3e concours québécois de bande dessinée ?

Pour vous mettre l'eau à la bouche, ils nous font parvenir quelques extraits de leur travail en cours.

Aujourd'hui, quelques planches crayonnées du projet Soeur, mon âme de Maryse Chouinard :

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Des nouvelles de nos 2 autres finalistes suivront la semaine prochaine !         

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26 mars 2008

Le réchauffement climatique avait déjà affecté le «nord de Montréal»

On retrouve un long article de Fabien Deglise sur la bande dessinée québécoise dans l'édition du samedi 22 et dimanche 23 mars 2008 du journal Le Devoir. Nous nous permettons d'en reproduire quelques extraits :

LA TEMPÉRATURE GRIMPE DANS LE MONDE DE LA BÉDÉ

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L'éditeur français Jacques Glénat avait vu juste. En planifiant l'ouverture à Montréal d'une succursale québécoise de sa célèbre maison d'édition de bande dessinée, l'homme disait vouloir s'installer dans ce «centre de créativité très important» qu'est le Québec et justifiait même en mai 2006, dans les pages du Devoir, sa décision par une formule qui pourrait très bien entrer dans un phylactère: «La température commence à monter, et c'est sûr, un éditeur se doit de chercher les façons d'en profiter.»

(...) Parallèlement, le jeune éditeur -- jeune sur ces terres nord-américaines du moins -- a donné cette semaine le coup d'envoi de son premier concours visant à dénicher de nouveaux talents locaux. L'appel de la planche originale a été lancé en vue de la publication en novembre prochain d'un album collectif qui va réunir les six vainqueurs. Et contribuer du coup à l'effervescence d'un milieu, celui du 9e art, qui partout dans la province semble assez bien se porter merci.

«L'âge d'or de la bédé au Québec commence maintenant», lance avec assurance le libraire François Mayeux, un spécialiste de l'histoire en case, propriétaire de Planète BD, une nouvelle librairie spécialisée de Montréal. «La bédé ne s'est jamais aussi bien portée qu'aujourd'hui. Et il n'y a aucune raison que cela régresse dans le futur.»

L'homme, qui a monté dans les dernières années le département de bande dessinée d'un célèbre libraire du nord de Montréal et qui préside également à la destinée des prix Bédélys -- prix qui honore chaque année le 9e art, qu'il soit d'ici ou d'ailleurs --, est sans doute à prendre au sérieux. Surtout que la pandémie annoncée repose désormais sur des chiffres qui lui donnent raison.

(…) Plus vieux, plus riches, les adeptes du 9e art se font aussi de plus en plus féminins, constate Paule Bolduc depuis quelque temps. «La bédé a longtemps été un univers d'hommes [des mâles adolescents pré-pubères, pour être précis], dit-elle. Mais ce n'est plus le cas. Le public féminin est désormais de mieux en mieux servi.»

Le phénomène va de soi puisqu'il s'accompagne d'une montée en flèche de femmes bédéistes, qui, dans un monde de création séculairement masculin, trouvent désormais des places de choix. Au Québec, Zviane (Le Point B), Jessica Samson-Tshimbalanga (Mémoires d'un métys) ou Eva Rollin (Mademoiselle) confirment la tendance. Ailleurs, Lisa Mandel (Nini Patalo), Alice Corbeyran (Okhéania) ou Aude Soleilhac (Le Tour du monde en 80 jours) en font autant. (…)
 

Jacques Glénat invente-t-il la roue au Québec? 

3e_concours_BDLa Librairie Monet, éponyme de ce «célèbre libraire du nord de Montréal», se réjouit d'avoir vu juste elle aussi depuis plusieurs années en regard de la bande dessinée québécoise. Au nombre de ses projets figure bel et bien un Concours québécois de bande dessinée (tiens tiens, déjà la 3e édition cette année), visant à favoriser l'essor des jeunes bédéistes d'ici, et au terme duquel le ou la lauréate voit son album édité par la Librairie, qui devient Monet éditeur l'espace d'un livre par année clin d'oeil renvoyant aux origines du séculaire métier de libraire.... Et on voit d'ailleurs que notre objectif a été atteint, puisque que les lauréates des deux premières années, Zviane ( Le Point B ) et Jessica Samson-Tshimbalanga ( Mémoires d'un métys ), ont vu leurs projets se concrétiser sous notre supervision éditoriale. C'est donc avec un grand bonheur, et malgré le fait que la Librairie Monet ne soit jamais directement citée dans cet article, qu'elle se réjouit (encore une fois!) de constater que son travail de fond porte ses fruits, puisque les auteurs dont elle a défendu le travail le sont. 

Longue vie à la bande dessinée québécoise!


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24 mars 2008

Service marketing recherche 7 histoires à succès

9782756004082_0_2007231520_1_Peut-être connaissez-vous le concept ?  7 scénaristes sont jumelés à 7 dessinateurs afin de réaliser 7 histoires complètes mettant en vedette 7 héros ou héroïnes, le tout sous la supervision de David Chauvel, chez Delcourt. L'idée est intéressante, mais le défi semble quant à lui beaucoup plus difficile à relever.

Pas facile, j'imagine, de concocter une histoire où à elle seule la présentation des sept personnages bouffe une bonne partie de l'album. Si au moins les auteurs pouvaient développer leurs récits en deux ou trois épisodes... ou bien sur un plus grand nombre de pages. Mais non. Le tout se doit de prendre place à l'intérieur d'un maigre 64 pages. Résultat: à la lecture des trois premiers ouvrages parus jusqu'à maintenant, une même impression d'étouffement pour des récits aux finales précipitées. Chauvel et Lereculey, avec leurs 7 Voleurs, avaient tout de même trouvé le moyen d'amorcer efficacement leur aventure en entremêlant dès le départ d'excitantes péripéties à la présentation des personnages. Mais bon...

9782205057799_0_2005490437_1_Selon moi, le meilleur album du concept demeure celui scénarisé par le formidable Vehlmann: non pas les 7 Psychopathes, mais bien Les cinq conteurs de Bagdad, où l'entreprise de faire vivre la grande aventure à une équipée y est accomplie de façon magistrale. Dommage qu'il soit publié chez un autre éditeur. Cela dit, malgré mes impressions toutes personnelles, cette collection/concept autour du chiffre 7, chez Delcourt, fonctionne très bien en librairie. Vivement que les autres titres rehaussent un peu la mise.

Les cinq conteurs de Bagdad, Vehlmann et Duchazeau, Dargaud

Posté par Eric_L à 15:34 - À lire absolument! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mars 2008

Expo Guy Delisle à la Cinémathèque québécoise

delisleAlors que Guy Delisle profite d’un excellent battage médiatique autour du troisième de ses récits de voyages en Asie du Sud-Est, Chroniques birmanes (éd. Delcourt), nous pouvons profiter nous d’une exposition à la Cinémathèque québécoise célébrant ses deux premiers récits, les excellents Shenzhen et Pyongyang, parus à l’Association.

La renommée de cet auteur originaire de Québec installé en France n’est plus à faire, lui qui a depuis longtemps gagné un très large public à la bande dessinée au moyen des irrésistibles récits de ses ChroniquesBirmanes_18102007_152902séjours professionnels à l’étranger (enfin, pour les lecteurs!) Guy Delisle est un animateur, c’est-à-dire un dessinateur de cinéma d’animation, qui a eu à quelques reprises l'occasion d’aller, pour le compte de son employeur français, en Chine et en Corée du Nord superviser des équipes d’intervallistes, soit les «ouvriers» spécialisés réalisant les 24 images/secondes nécessaires à l’illusion du mouvement continu en cinéma animé. Les fossés culturels et linguistiques y étant évidemment très marqués, Delisle, isolé, en profite pour consigner sous forme de bande dessinée, et avec un fin talent d’observateur, son «aventure du quotidien» en de détonants portraits : celui d’une société en mutation, déchirée entre tradition et soif d'américanité (Shenzhen), ou celui d’une orwellienne dictature communiste dans un pays où les journalistes sont interdits de séjour (Pyongyang).

shenzhenMaintenant, l’expo en tant que telle propose majoritairement des planches originales de l’auteur, mais aussi quelques silhouettes – agrandissements matériels de personnages tirés des albums – de bonne facture, projections de brèves animations adaptées des oeuvres de l’auteur ou de l’auteur lui-même, un vidéo offrant un aperçu de la morosité ambiante de Pyongyang, et même quelques zootropes* (l’un des ancêtres du cinémascope) animant de ses personnages.

Tout cela est bien charmant, mais il faut dire que l’exposition de la planche de bande dessinée induit en soi un rapport étrange avec le «visiteur», de surcroît dans le cas d’un auteur comme Delisle où le dessin Pyongyang_27052003est principalement narratif. Premièrement, parce qu’il y a une certaine dénaturation du rapport à l’objet, où le lecteur (d’un livre) devient pour l’occasion «spectateur» d’une planche originale, mais qui, bien que dessinée, est destinée à être lue... Évidemment on pourra apprécier le travail des textures de l’auteur (par exemple au crayon de cire dans Shenzhen), ainsi que les délicates variations chromatiques des gris chauds et froids, se retrouvant annulées à l’impression, mais on aura peine à trouver le rythme dans cette présentation désordonnée de «fragments» de récits.

L’exposition Intervalles Shenzhen-Pyongyang, réalisée par le Festival Illiko et présentée en collaboration avec la Librairie Jiix! de Chicoutimi se termine le 30 avril. Entrée libre.

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PanierDeSinge_16102006* Parlant de zootropes, il faut absolument découvrir le travail assez unique d’«archéologie créative» du cinéma et des jeux d’optique du duo Ruppert et Mulot, que l’on connaît notamment pour leurs albums Panier de singe, et surtout Safari Monseigneur (prix Essentiel Révélation, Angoulême 2007). Ruppert et Mulot entreprennent entre autres de se réapproprier l’usage de ces formes primitives d’animation de l’image dans leurs bandes dessinées, expériences qu’ils concrétisent sur leur site Internet : www.succursale.org (voir notamment les phénakistiscopes)

kaboul_TN_1Et finalement, pour les amateurs de Delisle, je vous enjoins de découvrir le travail de l’un de ses fils spirituels, Nicolas Wild, dans Kaboul disco : comment je ne me suis pas fait kidnapper en Afghanistan. En effet, on retouve l'ambiance des récits de Delisle dans ce livre, où l'auteur a répondu à l’annonce d’une agence de Kaboul demandant un dessinateur pour illustrer la constitution afghane à l’intention des enfants et des analphabètes. Wild, qui ne savait pas trop dans quelle aventure il s’embarquait, nous livrera le croustillant récit de son séjour, entre instantanés culturels d’une société sinistrée en «reconstruction», désillusions des expats’, problèmes techniques de dessin et trouille de l’attentat! Le tout sera chaudement épicé du trait d’humour franchement comique de l'auteur, celui-ci finissant même par s’attacher à la patrie de Massoud… En somme, une belle surprise! 

Posté par Eric B_ à 12:23 - Extra-muros - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 mars 2008

Le bonheur est dans les prés ?

Les fils de la terre (série terminée en 3 tomes) de Jinpachi Môri et Hideaki Hataji (Delcourt)

fils_de_la_terreLas de ne trouver dans son assiette que des produits agricoles issus de l’importation, le premier ministre japonais confie le soin de redynamiser la moribonde agriculture japonaise à Shuntaro Natsume, un jeune fonctionnaire du ministère de la culture et de l’éducation. Sur le papier, la mission paraît simple : faire en sorte que la moitié des étudiants diplômés des lycées agricoles deviennent agriculteurs. Sur le terrain, cela s’avère être beaucoup plus complexe pour Shuntaro, qui va se heurter à une dure réalité : les élèves des lycées agricoles ne sont pas là par choix, mais parce qu’ils ont été mis au ban d’un système d’éducation général japonais qui se veut légèrement élitiste. Qu’importe, ceci n’entachera pas l’optimisme sans faille de notre fonctionnaire en herbe qui ne va pas hésiter à se retrousser les manches et à se creuser les méninges afin de faire germer la vocation d’agriculteur dans les esprits de jeunes élèves d’un petit lycée agricole de campagne…

De mémoire, je n’ai pas le souvenir d’avoir lu beaucoup de bandes dessinées qui abordent le thème de l’agriculture et encore moins qui en font l’apologie. Les fils de la terre nous invitent à plonger dans l’univers de cette noble profession, dont les réalités économiques sont souvent méconnues du grand public. Les auteurs mettent le doigt sur un des principaux problèmes de l’agriculture des pays fortement industrialisés : la difficulté d’attirer les jeunes vers cette profession. On appréciera la “touche” manga qui apporte un tonus et une légèreté nécessaire au traitement de ce  triste sujet qu’est la désertification des campagnes et la mort à petit feu d’un des plus vieux métiers du monde.

Posté par Yann V à 10:50 - À lire absolument! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 février 2008

Éloge de l'imprévisibilité

Visite guidée (Les Parques, tome 1) Vents d'Ouest.

parques01_1_Parmi les titres parus l'an dernier, il y en a un en particulier que je n'aimerais surtout pas voir tomber dans l'oubli : Les Parques, de Hugues Micol, chez Vents d'ouest. Mais comment présenter ce polar endiablé dont la qualité première est justement d'être inqualifiable? Car il y a de tout dans cette BD : des terroristes coupeurs de têtes, des nazis, une femme de chambre à barbe, des plantes carnivores, mais surtout, un espion français capable de l'impensable pour accomplir sa mission. Au travers le flot de nouveautés qui nous parvient chaque année et qui trop souvent exploite les mêmes thèmes (comme par exemple la réinterprétation des écrits sacrés qui n'en finit visiblement plus d'inspirer les auteurs), tomber sur une histoire où l'imprévisibilité est enfin au rendez-vous fait énormément de bien. Bien sûr, le piège dans ce genre d'entreprise est qu'à vouloir cuisiner une histoire aux ingrédients par trop insoupçonnés, on risque de concocter un gros n'importe quoi, ce qui n'est heureusement pas le cas avec Les Parques. Une intrigue emballante, haletante et soutenue nous propulse sans aucune pitié d'une couverture à l'autre, nous laissant au final sous le choc, à moitié-mort d'émerveillement! Prions pour que la suite du gueuleton soit aussi savoureuse que ce premier service.   

Posté par Eric_L à 16:09 - À lire absolument! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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